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 I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]

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MessageSujet: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Mer 28 Sep - 20:21

« T’es sûre que tu ne veux pas que j’te ramène, Mae ? » Avec un soupir, elle leva les yeux au ciel. Oui, elle était sure de ne pas vouloir qu’il la ramène. Il, c’est Aleksandr. Le videur du bar dans lequel Mary bosse. Il était bien sympathique, hein. Et avec lui, il était clair qu’elle n’aurait pas eu de souci à se faire. Il était tellement grand et musclé qu’en général, on évitait de le provoquer. Mais elle n’avait rien à craindre. Ce n’était pas parce que ce gars l’avait menacée, et avait presque failli lui taper dessus – comprenez qu’il l’aurait fait si Aleksandr n’était pas intervenu – qu’elle allait avoir peur de rentrer chez elle seule, comme tous les soirs. Bon, elle avait eu un peu peur, quand il l’avait plaquée contre le mur des toilettes, une main sur sa gorge. Mais elle ne l’avouerait pour rien au monde. Kate lui avait bien dit qu’elle s’attirerait des ennuis un jour… Mais c’était tout elle, ça. Agir, avant de réfléchir.

Quand elle l’avait vu dans un coin du bar, en train de vendre de la drogue – de la snow – à un petit gars à peine majeur… Elle avait vu rouge. Elle avait quitté son bar, s’était précipitée vers le gars, lui avait attrapé son stock – quel crétin d’avoir tout sorti de sa poche – et s’était élancée vers les toilettes. Hop, la snow, aux égouts ! Il devait y en avoir pour plus de trois milles dollars là-dedans. Ouais, bah, il n’avait qu’à pas venir dealer dans son bar. Tant qu’elle serait barmaid, elle ferait en sorte d’éviter que des jeunes ne commencent la drogue. Pendant la plus grande partie de sa vie, elle avait dû faire face aux conséquences de la drogue. État végétatif, bave, colères, crises de manque, sueurs… Oh bien sûr sa mère prenait son pied, quand elle se faisait sa piqure. Mais cela en valait-il réellement la peine ? Elle ne le pensait pas, non.

Elle terminait de nettoyer le bar quand Aleksandr partit pour retrouver sa petite famille. Quand on le voyait, on avait du mal à l’imaginer papa poule. Et pourtant. Elle s’était déjà fait plusieurs fois la réflexion que, si elle l’avait eu comme père, elle aurait été la petite fille la plus chanceuse du monde. Il aurait fait n’importe quoi pour sa femme et ses gosses. Même bosser tard pour gagner plus et leur payer des tas de jouets. Et un chien. Ça, c’était la surprise pour noël. Les enfants n’étaient pas encore au courant mais Mary, si. Le matin de noël, ils trouveraient un chien sous le sapin – enfin façon de parler. Dès qu’ils seraient levés, avant même d’ouvrir les paquets, il comptait les emmener au chenil le plus proche. Pour adopter un chien abandonné et faire un heureux de plus. Peut-être pourrait-elle, elle aussi, adopter un chien ? Après tout, elle vivait seule. Un animal lui tiendrait compagnie. Sauf qu’elle habitait au 4ème étage, sans ascenseur. Non, ce n’était pas une bonne idée.

Une fois le bar rangé et propre, elle récupéra ses affaires, dans l’armoire qui lui servait de vestiaire, enfila sa veste en cuir, et sortit dans la ruelle à l’arrière du bar, verrouillant la porte de service au passage. Passant son sac en bandoulière par-dessus sa tête, elle prit la direction du parking, où était garée sa jolie quoique très vieille voiture. Une magnifique Plymouth Road Runner en très, très mauvais état. Il y avait tant de réparations à faire qu’elle avait réussi à l’acheter pour une bouchée de pain. Mais elle s’était fait la promesse de la retaper petit à petit. Pour l’instant, elle n’avait réussi qu’à changer les pneus…

Alors qu’elle n’avait parcouru que deux mètres, elle eut l’étrange impression d’être suivie. Instinctivement, elle tourna la tête mais ne vit rien du tout. Alors elle reprit sa route et accéléra la cadence.
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Mer 12 Oct - 11:20

Je grimpe dans la voiture sans chercher à regarder qui m'ouvre la portière. De toutes manières, je n'ai jamais regardé qui m'ouvre la portière, les gardes du corps, c'est fait pour être invisible et c'est donc journal à la main, nez dans les articles économiques que je pénètre dans la carlingue. Aleksandr monte à côté de moi, comme toujours pendant que le chauffeur prend place à l'avant. C'est parti pour une affaire personnelle... J'occupe le temps perdu du voyage en m'intéressant à la bourse. Savoir sur quel marché dépenser de l'argent sale, le blanchir et le faire fructifier. J'en profite pour sortir de ma poche intérieure un cigare cubain que je coupe puis allume toujours sans aucun regard pour le petit personnel. Ce n'est que lorsque la voiture s'arrête que je lève la tête du journal.

- Allez me la chercher. Pas d'histoire et pas de témoin.

En clair, vite et sans accroc. J'ai pas envie qu'on me voit trainer par ici. La voiture est une berline noire, aux vitres teintées, assez courante, il faut le reconnaitre, mais moins de temps je passe dans ce quartier et moins de temps on associera mon nom avec toutes les magouilles qui s'y passent. Aleksandr sortit de la voiture sans un autre mot et disparut dans la nuit. D'exaspération et d'une certaine forme de colère, je laisse le journal sur la plage arrière avant de regarder par la vitre. Nous sommes dans un parking, il y a quelques voitures entre ici et la porte du bar. De l'autre côté, il y a une Plymouth en bien mauvaise état. Tss, osez laisser sa voiture en tel état de décomposition est un acte cruel et barbare.

Dehors, Aleksandr se poste dans un coin sombre, pas éclairé par les néons du bar. Une femme en sort, blonde, jolie, un beau c*l, bref, le type même du patron... Restant aussi silencieux qu'un chat, Aleksandr sort de son immobilité pour la suivre, restant toujours dans l'ombre de la nuit. Elle marche d'un bon pas, s'arrête et se retourne, mais regarde du mauvais côté, si bien qu'elle ne le voit pas. Le garde du corps reprend lui aussi la marche, accélérant. Tant et si bien qu'il est presque à sa hauteur quand elle arrive à sa voiture, dépassant celle de son boss. Il l'attrape alors vivement par le bras et ouvre la portière, celle se trouvant de l'autre côté de ma place et pousse la fille à l'intérieur, fermant la porte.

- Bonsoir.

La jeune femme qui vient d'être poussée à l'intérieur de la berline est bien jolie, trop peut-être... Je n'ai pas bougé, ni même accordé un seul sourire à cette demoiselle, c'est à peine si la politesse a réussi à sortir d'entre mes lèvres. Aleksandr a déjà fait le tour de la voiture et grimpe à l'intérieur, cette fois ci, côté passager, devant. Le chauffeur démarre la voiture, verrouille les portes et quitte le parking discrètement, sans faire rugir le moteur ou crisser les pneus. Quelques secondes et ni vu, ni connu, nous avons péché un bien joli poisson.

- Mademoiselle Anderson, je présume... Je suis Vladimir Kinsky.
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Mer 12 Oct - 18:14

Mary détestait cette impression. Mais c’était surtout elle qu’elle détestait en cet instant. Cette ruelle, elle la connaissait par cœur. Elle savait où se trouvaient les poubelles, les tuyaux pour l’évacuation de l’eau de pluie, les bouches d’égouts… Personne ne la suivait. C’était ridicule. Pourquoi l’aurait-on suivie ? Elle habitait et bossait dans une petite ville… Elle était bien loin de ces grandes villes à la criminalité effrayante. Bon, d’accord, elle savait qu’il y avait du trafic de drogue. Mais à part ça… Non, c’était ridicule. Elle était ridicule. Et elle s’énervait elle-même. Elle n’était pas une de ces filles fragiles qui paniquaient pour un rien ! Elle pouvait très bien se défendre, au besoin… Alors pourquoi marchait-elle toujours aussi vite ? Elle secoua la tête, tandis qu’elle passait à côté d’une berline rutilante, et ralentit la cadence.

Mauvaise idée.

Une main ferme se referma sur son poignet. Vivement, elle se retourna, pour voir de qui il pouvait bien s’agir. Son collègue ? Non. Elle ne connaissait pas cet homme. Remplaçant la surprise, la panique la saisit. Elle voulut se débattre, libérer son poignet, mais déjà il ouvrit une portière, et avant qu’elle ait seulement eu le temps de crier ou de réagir verbalement, il la poussait dans la berline. Elle se retrouva sur la banquette arrière, avant qu’elle ait pu comprendre ce qui lui arrivait. Réalisant qu’il avait refermé la portière, elle voulut la rouvrir. Mais elle était verrouillée. Bon sang. Voilà qu’on l’enlevait ! Pourquoi ? Pourquoi elle ? Paniquée, elle s’acharna sur la portière, jusqu’à ce que la voiture démarre et qu’une voix retentisse dans son dos.

- Bonsoir.

Sur ses gardes, elle se retourna pour faire face à l’homme qui avait parlé. Les premières choses qu’elle remarqua, c’était d’une part son costume hors de prix. Pas qu’elle s’y connaisse en fringues de luxe mais cela se voyait. Et d’autre part, son air tranquille. Alors qu’elle venait de se faire enlever, lui, il fumait tranquillement son cigare ! Connard. Qui était-il ? Pourquoi l’avoir enlevée ? Puis, en général, quand on enlevait quelqu’un, ne faisait-on pas en sorte que cette personne ne puisse nous reconnaitre ? N’auraient-ils pas dû lui mettre une cagoule ? Ou l’attacher ? Et la bâillonner ? Pas qu’elle ait voulu être tout cela, évidemment !

Alors qu’elle ouvrait la bouche, pour lui ordonner de la laisser partir – bah quoi ? – il reprit la parole.

- Mademoiselle Anderson, je présume... Je suis Vladimir Kinsky.

Bon, déjà, elle pouvait être sure que ce n’était pas une erreur. Qu’on ne l’avait pas enlevée en la prenant pour quelqu’un d’autre… Merde. Alors que le paysage défilait derrière la vitre, elle sentit son cœur s’emballer. Vladimir Kinsky. Ce nom ne lui disait rien. Était-elle censée le connaitre ? Que lui voulait-il ? « Je me moque bien de connaitre votre nom. Laissez-moi partir ! Vous n’avez pas le droit de me kidnapper ! » Précision très importante, Mary, vraiment…
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Dim 16 Oct - 10:02

Une vraie petite furie a été jeté dans ma voiture et voilà qu'elle s'acharne sur la portière sans faire attention à qui se trouve à ses côtés. Je la regarde faire, amusé, attendant que le chauffeur démarre et roule tranquillement hors du parking. Le "bonsoir" a l'effet escompté. La voilà qui fait volte-face pour me fixer avec ses petits yeux de sauvageonne. Oh, une femme en colère est absolument magnifique, mais c'est encore de l'appréhension, de la peur que je lis dans son regard pale. Elle ressemble à une de ces Vestales des temps immémoriaux qui pense que le simple fait d'être prêtresse de Rome leur confère toute la sécurité suffisante. Mais elle oublie qu'elle n'est ni Vestale, ni à Rome. Ici, c'est Salem et à Salem, c'est moi qui fait la loi. MA loi. Je me présente. Oh, ne pensez pas que je suis maladroit en la "kidnappant", en montrant mon visage et en me présentant. Croyez-vous que c'est la première fois que je fais cela? Alors vous vous trompez. Et puis... qui a parlé de kidnapper?

« Je me moque bien de connaitre votre nom. Laissez-moi partir ! Vous n’avez pas le droit de me kidnapper ! »

Ah, visiblement, c'est elle. Je souris, un sourire entre l'honnête, l'hypocrite et l'amusé. Sincèrement les trois en même temps. Je suis un homme de valeur, je suis courtois devant les dames, demandez à n'importe qui... Du moins, les dames de mon rang... Je n'avais pas hésité à lancé la Vipère dans le puit à serpent pour vérifier ses états de service... Et cette... demoiselle allait subir un sort similaire si elle ne se montrait pas un peu plus... polie. Je suis hypocrite, en effet, car je n'ai rien à faire de cette vulgaire serveuse de bouiboui. Surtout que je marchande avec son patron, je n'ai pas à passer par les employés... Mais je suis amusé également de la voir se débattre pour tenter de sortir de la voiture.

- Qui vous parle de "kidnapper"? Nous faisons un simple tour en voiture. Mon chauffeur vous ramènera à votre voiture, sans que mal ne vous soit fait.

Oui, cela été probable. Attention, je ne dis pas que c'est ce qui allait arriver, après tout, nous n'avons pas encore abordé les points qui fachent dans notre conversation et de sa présence dans MA berline. Mais si tout se passe bien, elle sera raccompagné tranquillement. Lentement, je crache la fumée du cigare, appréciant le gout piquant du tabac dans ma trachée. Bien, comme je ne veux pas non plus étaler tout un roman, nous allons entrer dans le vif du sujet directement. Toutefois, n'ayant confiance en quiconque si ce n'est l'homme assis devant moi, je vais utiliser des mots subtils, mais qu'elle pourra comprendre.

- Je suis très déçu par votre comportement, Mademoiselle Anderson. Petit suspens. On m'a rapporté le gaspillage que vous avez créé... Je ne pensais pas qu'avec votre situation... financière, vous puissiez jetter autant d'argent... par la fenêtre? dans les toilettes...
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Dim 16 Oct - 14:33

Comment cette soirée avait-elle pu dégénérer de la sorte ? Elle s’était déroulée de manière tout à fait normale, jusqu’à présent ! Elle avait mangé en vitesse chez elle, puis avait quitté son petit appartement minable pour rejoindre le bar. Là, elle avait servi cocktails, bières, alcool, encore et encore, jusqu’à l’heure de la fermeture. Vraiment, cela avait été une soirée/nuit tout à fait normale ! Enfin, à part pour ce type… Ce dealer là… Qu’elle avait surpris en flagrant délit, et dont elle avait jeté la came dans les toilettes. Pour sûr, cela sortait un peu de l’ordinaire. Quoique ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ça… Mais comprenez-la. Sa mère avait été une camée. Elle était morte d’une overdose, et ses enfants avaient été placés en foyer jusqu’à ce que Mary ait l’âge et les moyens de récupérer la garde de son frère. Son frère lui-même avait des problèmes avec la drogue. Mary ne pouvait vraiment pas supporter de voir quelqu’un prendre de la drogue. Alors dealer… Elle avait déjà vu ce type plus d’une fois, dans son bar. Et elle lui avait balancé sa came dans les toilettes… Bien trois fois. Mais il continuait de revenir, putain !

- Qui vous parle de "kidnapper"? Nous faisons un simple tour en voiture. Mon chauffeur vous ramènera à votre voiture, sans que mal ne vous soit fait.

Un simple tour en voiture ? La bonne blague ! Un type l’avait poussée dans cette voiture. Il ne lui avait pas demandé son avis. Cela ressemblait fortement à un kidnapping ! « Qu’est-ce que vous me voulez ? Si vous vouliez discuter, vous auriez pu le faire sur le parking. Au lieu de me faire entrer de force dans cette voiture ! » Un simple balade, mon cul ouais ! D’humeur assassine, elle avisa son sourire et lui lança un regard assassin. Alors que la voiture quittait le parking et continuait d’avancer, l’éloignant de plus en plus de sa voiture, elle se recula jusqu’à toucher la portière, le plus loin possible de l’homme qui partageait avec elle la banquette arrière de la berline.

- Je suis très déçu par votre comportement, Mademoiselle Anderson. Mademoiselle Anderson… Comment connaissait-il son nom, bon sang ? On m'a rapporté le gaspillage que vous avez créé... Je ne pensais pas qu'avec votre situation... financière, vous puissiez jetter autant d'argent... Pourquoi était-il déçu de son comportement ? Qui était-il ? Comment la connaissait-il ? De quel gaspillage parlait-il ? En tant que barmaid, elle ne gaspillait jamais. Pauvre comme elle était, elle était bien placée pour connaitre la valeur des choses, y compris des bouteilles d’alcool ! En l’entendant mentionner sa situation financière d’ailleurs, elle crispa les mâchoires. Comment osait-il ? Et surtout… Comment (et que) savait-il ? dans les toilettes...

Oh. Elle n’avait jeté qu’une seule chose dans les toilettes. La drogue. Comme la pièce tombait et qu’elle comprenait ce à quoi il faisait allusion, elle blêmit. Ce type… Avait-il un quelconque rapport avec le dealeur ? « Je… Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. » Comment pouvait-il savoir ? Peut-être bluffait-il ? Non, il avait l’air tout à fait sérieux. Merde. Qui était-il ? Paniquée, elle se retourna à nouveau vers la portière et tenta une fois encore de l’ouvrir. Peine perdue, elle était toujours verrouillée. « Laissez-moi partir. Je vous ordonne de me laisser partir ! »
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Lun 17 Oct - 11:04

Elle a de la répartie. Elle passe sa peur dans les mots, le faux-semblant, la colère, mais je sais qu'elle est morte de peur. Se faire enlever, par quelqu'un qu'on ne connait pas le moins du monde, sans demander le pourquoi de comment, ça peut paraitre impressionnant et sachez que je le fais pour que justement, cela tourne à MON avantage. Après tout, c'est ELLE la fautive, je n'ai donc pas à lui organiser une fête en son honneur, elle me devra réparation et je compte bien récupérer TOUT l'argent qu'elle m'a foutu dans les chiottes et même plus encore alors que mon regard tombe sur ses courbes... Hmm, pourquoi pas. Mais pour le moment, je ne fais rien dans sa direction, je reste sagement assis à l'arrière de la berline, fumant mon cigare. Je m'explique même. Du pourquoi du comment elle est arrivée ici, pourquoi je suis déçu, qu'est-ce qu'elle a fait. Et elle se fige soudainement. Elle a compris. Chose qui me prouve que c'est bien elle qui a commis le geste irréparable. Elle hésite. Je souris. A nouveau elle s'acharne sur la portière, mais rien y fera. Je ne prends pas de la camelotte pour mes voitures. Cette berline est aussi résistante à l'extérieur qu'à l'intérieur. Comme si de rien était, le chauffeur continue de conduire, s'éloignant du centre ville, Aleksandr garde son flingue à la main au cas où la demoiselle viendrait aux mains et moi je regarde par la vitre, le payage qui défile, les rues qui se succèdent. J'attends qu'elle se calme d'elle-même.

- Mademoiselle Anderson, si vous continuez à détériorer mes... possessions, il se peut que j'en vienne aux mains. Je tourne sur elle un regard qui n'a rien de rassurant, bien au contraire. Fou, sérieux, grave, intransigeant, glaçé... Qu'elle le prenne comme elle le veut, je ne permettrais pas qu'on sape mon travail dans des chiottes d'un bouiboui minable. Surtout par une simple... serveuse... aussi agréable à regarder soit-elle... Il va falloir rembourser ce que vous m'avez couté. D'où la situation financière peut reluisante de cette jolie sauvageonne. Je ne fais jamais d'exception. On casse : on paie. Vous avez cassé : vous allez donc payer. Je vous laisse le choix sur la nature du paiement. Mon sourire s'agrandit. Oh, elle va comprendre et ooooh qu'elle va paniquer. J'aime cet instant où elle va vite comprendre de quoi je veux parler.
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Lun 17 Oct - 20:43

- Mademoiselle Anderson, si vous continuez à détériorer mes... possessions, il se peut que j'en vienne aux mains.

Quoi ? Sur le cul suite à cette réaction de la part de son ravisseur, elle cessa de s’acharner sur la poignée de la portière – qui ne voulait désespérément pas s’ouvrir. De un, comment osait-il la menacer ainsi ? Il l’avait kidnappée ! Et maintenant il la menaçait de la frapper ? Décidément, cet homme était un vrai connard. Seuls les connards frappaient les femmes. Dans sa vie, elle en avait croisés quelques-uns. Des clients de sa mère pour la plupart. Puis des clients du bar qui, après avoir trop bu, étaient parfois un peu susceptibles. Dans les deux cas, ce n’étaient pas des mecs biens. Et ce… Vladimir – non mais quel nom j’vous jure ! – avait tout l’air d’en faire partie. De deux, elle n’avait fait qu’essayer d’ouvrir une portière ! Et celle-ci, solide, avait tenu bon. Alors elle n’avait rien détérioré ! Qu’il regarde s’il le voulait, sa poignée de portière tenait toujours fermement ! En colère, elle lui lança un regard assassin. S’il tenait à sa voiture, peut-être venait-elle de trouver le moyen d’obtenir qu’il la relâche ? Que pourrait-elle bien abîmer ? Elle ne réussirait probablement pas à briser une vitre avec son seul coude. Quant à déchirer le tissu des sièges, il y avait très peu de chances qu’elle y parvienne. Elle était toujours dans ses réflexions, quand il lui expliqua enfin pourquoi elle était ici. La drogue. C’était pour cela qu’il l’avait faite enlever. À cause de la drogue qu’elle avait jeté dans les toilettes du bar.

Il va falloir rembourser ce que vous m'avez couté. Attendez ! Il était sérieux là ? Je ne fais jamais d'exception. On casse : on paie. Vous avez cassé : vous allez donc payer. Je vous laisse le choix sur la nature du paiement. Il lui… laissait le choix ? La bonne blague ! Pendant quelques secondes, elle le fixa, sous le choc. Il voulait réellement qu’elle lui paye ce qu’il avait perdu à cause d’elle ? Comment diable voulait-il qu’elle fasse ? Il avait lui-même mentionné sa situation financière plus que précaire ! Bien souvent, elle terminait les mois en mangeant du riz ou des pâtes au beurre ! Elle ne pouvait décemment pas lui rembourser… Combien d’ailleurs ? Combien pouvait valoir les sachets qu’elle avait vidés dans les chiottes ? N’ayant jamais consommé de drogue, elle n’en avait pas la moindre idée ! « Je pense que vous avez perdu la tête. Premièrement, vous avez-vous-même mentionné ma situation financière… Je me demande d’ailleurs comment vous pouvez bien la connaitre ! Ensuite… Vous délirez si vous pensez que je vais vous rembourser quoi que ce soit ! Je ne regrette pas mon geste. Si vous voulez obtenir réparation, rien ne vous empêche d’aller vous plaindre à la police. Mais au lieu de me punir, ils me fileront plutôt une médaille ! » Non mais franchement, qu’est-ce qu’il croyait ? « Alors maintenant, ramenez-moi au bar. » Jamais elle ne le rembourserait. Il perdait son temps, et il lui faisait perdre le sien. Elle venait de bosser toute la nuit, il lui tardait de rentrer chez elle pour se reposer.
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Dim 23 Oct - 12:37

Elle reste assez estomaquée... Attendant à ce que je m'explique un peu plus, ou bien à ce que je lui dise comment j'ai su que c'était elle qui avait gaspillé de la bonne cam' dans la cuvette des chiottes. Elle s'est figée immédiatement, laissant la portière de la berline tranquille. Bien. Maintenant, le pourquoi du comment de la raison de son "kidnapping"... Le paiement. Je ne laisse rien passer. Jamais, ça reviendrait courir à ma propre ruine. Une exception et cela en est fini de l'Entreprise Kinsky. Non, pas même pour ses beaux yeux. Elle paiera le prix fort, c'est moi qui vous le dit. Je ne la supplierais pas, soyez en certain, mais je vais tout simplement prendre mon dû si elle ne veut pas me rembourser ce qu'ELLE a gaspillé. Je la laisse déblatérer toutes les idioties qui sortent de sa bouche, gardant cet éternel sourire aux lèvres. Le cigare presque terminé, je l'écrase dans le cendrier intégré dans la porte avant de tourner mon regard et toute ma tête vers la demoiselle en pétard. Que je la ramène au bar? Il en est hors de question. Avant, je vais lui faire comprendre qu'on ne rigole pas avec Vladimir Kinsky.

- Mademoiselle Anderson... Un quelconque poivrot entrerait dans le bar où vous travaillez, vandaliserait votre gagne-pain, il serait normal que vous demandiez réparation, non?

Donc il en est de même pour moi. Elle a jeté de la jolie petite poudre blanche dans les toilettes, elle me rembourse donc la marchandise gaspillée. C'est aussi simple que cela. Je ne suis pas attaché dans cette voiture, alors sans prévenir, je me "jette" presque sur elle, l'attrapant par son petit cou, serrant, suffisamment fort pour la maintenir en place, mais pas trop non plus, pour la laisser respirer... difficilement. Plaquée contre la banquette de la berline, je me rapproche d'elle, beaucoup trop pour que mon visage soit près du sien. Je suis si proche que je pourrais voir mon reflet dans ses pupilles.

- Par TA faute, tu me dois beaucoup d'argent et ce n'est pas ton joli minois qui va y faire quoi que ce soit. Tu me prends pour qui? Un petit caïd que tu peux défier? Tu n'as pas idée de ce qui me trotte dans la tête pour te faire payer ta fierté mal placée. Tu n'es rien!

Je relache un peu la pression à son cou, pour la laisser parler, me défier si elle ose encore, accepter sa punition si elle le veut... Mais je ne la lache plus, cette pauvre petit fille sans défense...
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Dim 30 Oct - 19:57

C’était un mauvais rêve. Tout ceci ne pouvait pas être réel. Elle n’était pas dans une voiture aux vitres teintées, conduite par un géant, en compagnie d’un homme séduisant mais complètement effrayant. Elle était en réalité dans son lit, en train de faire un mauvais rêve. Peut-être était-ce sa conscience qui lui jouait un vilain tour ? Mais elle n’avait aucune raison de regretter son geste. Cette poudre blanche, qu’elle avait balancée dans les toilettes, c’était de la merde. Des tas de jeunes essayaient la drogue chaque semaine. Tombaient accro. Et certains en mouraient. Alors elle n’avait aucune raison de s’en vouloir ! Discrètement, elle se pinça. Ne disait-on pas, généralement, que la douleur nous forçait à nous réveiller ?

Alors pourquoi ne se réveillait-elle pas ?

- Mademoiselle Anderson... Un quelconque poivrot entrerait dans le bar où vous travaillez, vandaliserait votre gagne-pain, il serait normal que vous demandiez réparation, non?

Certes, mais elle ne gagnait pas sa vie en vendant de la drogue, elle ! Elle ne faisait que servir de l’alcool. Et dès qu’elle voyait que quelqu’un buvait trop, elle arrêtait de le servir ! Alors que lui, il devait préférer quand ses clients dépassaient les limites ! Plus ils consommaient, plus ils rapportaient ! Alors qu’elle allait lui répondre, il se jeta sur elle. Trop rapidement que pour qu’elle ait pu se protéger, elle se retrouva repoussée dans le coin formé par la portière et la banquette, une main fermement posée contre son cou. S’il ne serrait pas trop fort, comme pour l’étrangler, elle n’en éprouvait pas moins de réelles difficultés pour respirer. Comme elle le pouvait, elle essaya de le repousser, avec ses mains, avec ses jambes. Mais il avait une poigne de fer. Elle aurait été une mouche qu’il n’aurait pas davantage bougé !

- Par TA faute, tu me dois beaucoup d'argent et ce n'est pas ton joli minois qui va y faire quoi que ce soit. Tu me prends pour qui? Un petit caïd que tu peux défier? Tu n'as pas idée de ce qui me trotte dans la tête pour te faire payer ta fierté mal placée. Tu n'es rien!

Bon sang qui était-il ? Déjà des larmes lui montaient aux yeux, bien malgré elle vous pouvez le croire ! La panique et le manque d’oxygène œuvraient contre elle. Ne pouvant réellement détourner la tête, elle ferma les yeux. Elle avait mal à la gorge. Et elle avait réellement peur à présent. Cet homme pourrait sans difficulté l’étrangler. Même s’il avait légèrement relâché sa prise, elle savait qu’il aurait pu serrer bien plus fort. Mais il voulait qu’elle le rembourse. La tuer aurait été en pure perte. Oh, il aurait sans doute ressenti beaucoup de satisfaction à la tuer. N’avait-elle pas balancé de la drogue plus d’une fois dans les WC ? Il devait être particulièrement en colère. Même si elle ne regrettait pas son geste, elle pouvait comprendre son point de vue. Ce fut d’une voix plus rauque qu’elle reprit la parole.

« Je n’ai pas les moyens de vous rembourser. Je n’ai pas d’argent. Mais je… si vous voulez je peux essayer de vous rembourser petit à petit. » Genre par petite somme. Et c’était déjà beaucoup pour elle ! D’un point de vue financier déjà, parce qu’il lui restait rarement quelque chose en fin de mois, mais aussi d’un point de vue moral : accepter de le rembourser… C’était comme s’excuser !
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Mar 1 Nov - 18:42

Cette réaction intempestive et un peu surfaite a eu au moins l'effet escompté. Maintenant la demoiselle me craint tout simplement. Elle ne cherche plus à me défier, elle est tout bonnement terrorisée par ce que je pourrais lui faire. Et, oh, oh, vous savez que je peux avoir des idées tordues. A l'avant, le chauffeur n'a pas moufté d'un pouce alors que je me suis "jeté" sur elle. Seul Aleksandr a vérifié son rétroviseur pour voir si j'avais besoin de lui, mais face à une demoiselle, je pense avoir le dessus. Bref, la voilà au moins à mon écoute. Je relache son joli petit cou tendre et me réinstalle à ma place, ajoutant le col de ma veste en tirant un peu dessus. Toujours rester sobre et propre, c'est le B-A-BA du bon commerçant. Je lui laisse reprendre son souffle. Elle n'a pas les moyens de me rembourser? Mais je suis arrangeant, enfin, surtout avec une jolie demoiselle comme elle. Elle n'a pas d'argent. Oh, mais je ne demande pas forcément d'argent... Je lui demande de me rembourser, ce n'est pas la même chose. Je n'ai pas besoin d'argent. Car de ce dernier, j'en ai à jeter par la fenêtre. Je hoche lentement la tête alors qu'elle propose de me rembourser petit à petit. Exactement ce que je voulais. Petit à petit...

- Je pourrais bien vous demander de revendre pour moi ce que vous avez... gaspillé... Mais je n'ai pas confiance en vous puisque vous avez répété plusieurs fois votre geste dans les toilettes et je suis persuadé vous recommencerez... Je ne veux pas d'argent. Ce n'est pas ça que je demande comme réparation. Car voyez-vous, cela a donné une mauvaise image de mes services. Mon revendeur a dû faire patienter ses clients et ça... ça, je n'apprécie pas du tout... Vous allez devoir trouver le moyen de me détendre, à hauteur du préjudice moral, bien entendu. Je ne sais pas si elle a compris l'allusion, mais en tout cas, je vais être encore plus clair que ça. Réglé comme une horloge, la voiture passe devant la rue où prostituées et maquereaux attendent les clients. Il y a d'autres moyens de remboursement que l'argent. Je lui laisse le temps de parfaitement comprendre, de parfaitement me détester et de parfaitement être terrorisée. Puis finalement, je reprends la parole. Mais je ne vous demanderais pas ça... Vous êtes trop jolie pour vous laissez arpenter le froid des rues de Salem.
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Jeu 3 Nov - 19:56

Si, jusqu’à présent, la colère l’avait disputée avec la panique, cette fois, cette dernière avait bel et bien pris le dessus. Toute volonté de se rebeller, de faire la forte tête, avait quitté Mary. La main sur sa gorge semblait l’avoir fait redescendre sur terre. Elle sentait sa gorge la brûler. Même s’il ne serrait pas au point de l’étrangler ou de l’étouffer, elle éprouvait quand même d’importantes difficultés pour respirer. En plus, la peur qu’elle ressentait, faisait qu’elle respirait plus vite, ce qui empirait encore les choses. Quand, enfin, il se recula, la libérant par la même occasion, elle inspira une longue bouffée d’air, puis toussota quelques instants. Cet homme lui avait semblé si calme jusque-là… Jusqu’à cet accès de… Quoi ? Même pendant qu’il enserrait sa gorge, il avait semblé rester totalement maitre de lui-même.

- Je pourrais bien vous demander de revendre pour moi ce que vous avez... gaspillé... Mais je n'ai pas confiance en vous puisque vous avez répété plusieurs fois votre geste dans les toilettes et je suis persuadé vous recommencerez...

Dealer, elle ? Hors de question ! Non seulement c’était illégal, mais en plus – et surtout – cela allait complètement à l’encontre de ses valeurs ! Il avait bien raison de ne pas lui faire confiance là-dessus. S’il lui confiait de la drogue à revendre, celle-ci finirait dans les égouts ! Mais s’il ne voulait pas qu’elle revende pour lui, et s’il ne voulait pas d’argent… Que voulait-il ?

- Vous allez devoir trouver le moyen de me détendre, à hauteur du préjudice moral, bien entendu.

Le… détendre ? Elle ne comprenait définitivement pas ce qu’il attendait d’elle. Mais sur une invitation de sa part, elle regarda par la fenêtre et… fronça les sourcils. Ok, elle reconnaissait sans peine la rue devant laquelle ils se trouvaient. C’était la rue des prostituées. Pas mal d’hommes, au bar, y passaient avant, ou après quelques verres. Mais pourquoi s’étaient-ils arrêtés… Non. Il ne pouvait quand même pas… Semblant comprendre ce qu’il attendait d’elle, elle blêmit. Non. Il ne pouvait quand même pas… Il n’allait quand même pas la forcer à se prostituer ?!

- Mais je ne vous demanderais pas ça... Vous êtes trop jolie pour vous laissez arpenter le froid des rues de Salem.

Oh bon sang ! D’un coup, il lui sembla que son cœur repartait, après s’être arrêté. Il n’allait pas la forcer à se prostituer. Soulagement ! Bon, en même temps, elle avait du mal à imaginer comment il aurait pu la forcer à faire le tapin. Jamais elle ne se serait laissé faire. Mais s’il ne s’agissait pas de prostitution… Que voulait-il, à la fin ??

« Vous devez surement trouver très amusant de me promener ainsi dans toute la ville, et de me faire peur mais je ne partage pas votre avis. » Voilà, la colère revenait. Un peu, du moins. « Allez-vous enfin me dire ce que vous attendez – ou espérez – de moi ?! »
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Mer 9 Nov - 11:10

Le petit effet de l'ascenseur émotionnel fonctionne à merveille. Entre pure colère, terreur et incompréhension, voire même un peu de soulagement également, la jeune femme était balottée. Exactement ce que je veux pour mettre mon plan à exécution. Les sauvages dans son genre, il faut les maitriser dès le départ. Connaitre leurs limites, deviner leurs points forts et faibles. Et visiblement, ses points faibles résidaient dans cette rue si passagère. Sa réaction n'était pas la même que les autres filles qu'il avait forcé à se prostituer. Pour elles, ce n'était que de l'humour mal placé, signe qu'elles n'avaient aucune idée du dur labeur. Mais celle-ci, cette demoiselle Anderson connaissait la situation des filles. D'une manière ou d'une autre, elle connaissait ce milieu, connaissait la vie difficile des prostituées. Elle n'avait rien dit, signe qu'elle prenait plus que peur à cette éventualité. Voilà pourquoi je ne la laisserais pas sur le trottoir. D'un geste, je relance la voiture et le chauffeur qui prend la première sortie et quitte le coin des p*tes de bas-étage.

- Amusant? Non, cela me fait perdre mon temps. Et le temps d'un businessman, c'est de l'argent. D'un air de dire qu'elle me coute encore plus d'argent. Cercle vicieux. Votre role consistera à me faire oublier que VOUS m'avez fait perdre beaucoup d'argent... que cela soit de votre plein gré... ou non. Est-ce que je peux faire plus clair comme explication? N'ayez aucune crainte que si vous refusez, je connais bien des moyens pour vous y forcer... Mon sourire se fait carnassier, ma main se pose sur sa cuisse. Je m'attends bien évidemment à ce qu'elle me colle une baffe, qu'elle se mette à hurler, qu'elle recommence à abimer la portière de la voiture. Mais à cet instant, je ne peux pas être plus clair que de l'eau de roche. Ca sera ça, son dédommagement. Et je n'ai aucun scrupule à ma décision. Quand je veux, je prends.
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Mer 9 Nov - 21:18

Oh oui. Ce sale type devait s’amuser follement. Enlever une jeune femme, l’enfermer dans une voiture. La promener dans toute la ville, tout en la terrorisant. La menacer. L’étrangler – ou presque. Puis la laisser craindre de se retrouver sur le trottoir, à se prostituer. Ce connard devait prendre son pied à lui faire peur, et à la faire tourner en bourrique. Anxiété, colère, panique, colère… Mary avait l’impression d’être dans une montagne russe émotionnelle. Et elle détestait cela. Elle détestait cela presque autant qu’elle détestait cet homme, qu’elle connaissait pourtant à peine. Kinsky.

- Amusant? Non, cela me fait perdre mon temps. Et le temps d'un businessman, c'est de l'argent. Businessman, lui ? La bonne blague ! Il s’agissait plutôt d’un malfrat, d’un… Criminel ! Businessman ? Dans ses rêves, peut-être. Peut-être se disait-il cela pour réussir à s’endormir le soir. Mais il n’était pas un businessman. Il ne méritait pas ce terme. Même s’il avait développé et était à la tête de sa petite « entreprise », il ne méritait pas ce terme. Alors son temps… Elle s’en moquait autant que de la drogue qu’elle avait fait disparaitre dans les chiottes du bar ! Votre role consistera à me faire oublier que VOUS m'avez fait perdre beaucoup d'argent... que cela soit de votre plein gré... ou non. Lui faire oublier… ? Bon sang ! Ne pouvait-il pas répondre clairement à ses questions, une fois ? Lui faire oublier… Le détendre… Et après il dira encore qu’il ne s’amuse pas à ses dépens ! N'ayez aucune crainte que si vous refusez, je connais bien des moyens pour vous y forcer... La forcer ? Mais à faire quoi, BON SANG ?!

Sa main, posée sur sa cuisse, aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Pourtant, sa première réaction fut de se figer, tout en s’ordonnant de ne pas bouger – de peur de le vexer. Même si ce contact lui filait la nausée, elle ne devait pas l’énerver davantage qu’il ne l’était déjà. Dieu seul savait comment il aurait réagi, si elle l’avait giflé, ou si elle avait repoussé sa main. En fait, elle lui aurait volontiers retourné le petit doigt, quitte à le lui casser, pour avoir osé la toucher de la sorte. Mais elle se retenait. Du moins, elle se retint, jusqu’à ce qu’elle remarque son sourire… Alors, les pièces du puzzle semblèrent enfin se mettre ensemble. Non. No. Way. D’un coup, elle retira sa cuisse, tout en réagissant verbalement. « Ne me dites pas que… Vous ne pouvez quand même pas imaginer que je… » Pourtant, c’était clair. Le détendre. La rue des prostituées. Mais sans trottoir. Lui faire oublier. Sa main sur sa cuisse. « Vous n’êtes pas stupide au point de penser que je vais COUCHER avec vous ?! » Elle, coucher avec lui ? Elle, coucher avec un dealeur ? Ah ça non ! Jamais ! JA-MAIS ! Plutôt mourir ! Enfin…
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Ven 11 Nov - 16:04

« Ne me dites pas que… Vous ne pouvez quand même pas imaginer que je… »

Et bien, elle en a mis du temps. Elle s'est tassée contre la portière. Je ne fais rien pour la retenir, je me contente de détourner le regard, fixer l'extérieur qui continue de défiler. Elle a mis du temps à comprendre, à croire qu'à cette heure-ci de la nuit, son cerveau est déjà endormi. Elle insiste en plus! Comme si elle n'était toujours pas certaine de ce que je veux en échange de cette... perte d'argent. Je ne fais pas fi de l'insulte à mon intelligence, c'est une réaction naturelle. Mais faut pas trop pousser le bouchon après tout. La voiture entre désormais dans le quartier résidentiel et aisé de la ville. Tout est tranquille, les maisons sont largement espacées, les réverbères inexistants, les caméras de sécurité braqués sur leurs portes d'entrée. Lentement la berline noire fait le tour d'un pâté et se gare à l'arrière d'une maison. Une simple maison? Bien plus, un espèce de manoir, mais pas trop voyant non plus, hein. Quelque chose de très classe, très traditionnel du pays, mais on sent le fric dépensé pour se l'être fait construit. Aleksandr descend en premier faisant le tour du véhicule et se plaçant juste devant la portière où de l'autre côté se tenait gluée la demoiselle Anderson. Je réponds finalement à la sauvageonne.

- Toute action a ses conséquences, Mademoiselle Anderson. Avant de jeter quelque chose aux égouts, il fallait y réfléchir.

Je sors de mon côté, alors que, sans aucun doute, Aleksandr va avoir un peu de mal avec la demoiselle. Mais il est costaud et en a maitrisé de plus coriace. Au pire, le chauffeur pourra l'aider, quitte à la baillonner ou à l'attacher. Je rentre chez moi, mais décide de ne pas passer à l'acte tout de suite. Non, on va faire durer un peu le suspens. Je vais au salon où on force Mary sur un fauteuil et je me sers une vodka et pacha, je prends place dans mon propre fauteuil, face à elle. Oh, non seulement je vois la peur dans son regard, mais également de la haine. Cette rage absolue. Elle tente de me foudroyer du regard et je suis sur qu'elle y parviendrait, comme les types dans les Chèvres du Pentagone (oui, faut regarder le film). Je fais comme si de rien était, comme si j'avais oublié la proposition salace que j'ai faite dans la voiture et de ce que je compte bien prendre tout à l'heure, de gré... ou de force.

- Il serait peut-être même judicieux de vous faire apprécier la... qualité... des produits que vous avez gaspillé. Cela vous... détendrait.
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MessageSujet: Re: I'm not scared of you. [Kinsky & Mary]   Mar 15 Nov - 17:54

Il ne pouvait pas réellement penser qu’elle accepterait de coucher avec lui. Ce devait être une mauvaise blague. Même s’il avait l’air particulièrement sérieux, ça devait être une très mauvaise blague. Une très, très mauvaise blague… Mary continuait d’essayer de s’en convaincre, comme la voiture quittait le centre de la ville, et entrait dans la partie plus résidentielle. Enfin, résidentielle et snob, cela va sans dire. La plupart des gens auraient profité du décor, légèrement éclairé par les réverbères. Mais vu la situation dans laquelle elle se trouvait, elle n’avait pas vraiment la tête à cela. Mary ne quittait pas son kidnappeur des yeux. Il ne pouvait pas réellement penser qu’elle voudrait… Qu’elle accepterait… Mais n’avait-il pas parlé de moyens de la forcer ? Sa gorge se noua.

- Toute action a ses conséquences, Mademoiselle Anderson. Avant de jeter quelque chose aux égouts, il fallait y réfléchir.

Ça, pour sûr… Elle aurait mieux fait de réfléchir ! Bordel de merde ! Si elle avait su, qu’en balançant cette Snow dans les toilettes, elle se retrouverait dans cette voiture… Elle ne l’aurait pas fait. Elle aurait plutôt appelé la police, tout simplement. Bordel ! Comme elle se faisait cette réflexion, elle remarqua que la voiture s’était arrêtée. Elle n’avait même pas remarqué qu’ils avaient quitté la rue, pour entrer dans une propriété privée. Comme Kinsky sortait, elle sentit une nouvelle vague de panique la gagner. Où étaient-ils ? Qu’allait-il faire d’elle ? Allait-il… déjà… ? La portière du côté de son ravisseur se refermant, elle se plaça, instinctivement, au milieu de la banquette. Elle fut bien inspirée car déjà la portière de son côté s’ouvrait sur le gorille qui l’avait attrapée, devant le bar, pour la pousser dans la voiture. Un petit cri lui échappa et elle recula jusqu’à l’autre portière, comme une proie se reculerait jusqu’à une paroi pour échapper à un prédateur. Cela n’empêcha pas le type de lui attraper une cheville, pour la tirer à lui. Elle se débattit évidemment. Elle lui donna un coup de pied dans l’épaule. Mais avec un grognement, il lui saisit les deux chevilles et la fit tomber au sol. Putain. Sans attendre, il la redressa et posa une main sur sa bouche pour l’empêcher de crier, tandis que de son autre bras, il la soulevait et la maintenait fermement contre lui, pour la mener jusqu’à l’intérieur de la grande demeure.

Elle se débattit sans seconde de répit. Mais rien n’y fit. Dès que la porte se fut refermée derrière eux, il la lâcha, sans ménagement, et elle s’effondra sur le sol. Elle essaya de se redresser, se mit à quatre pattes, mais il la poussa, du pied posé sur ses fesses, et elle retomba par terre. Connard ! Avec un sourire stupide aux lèvres, il lui attrapa un coude, puis la força à avancer, jusqu’à un salon richement meublé. Là, le gorille la poussa sur un fauteuil, tandis que Kinsky se servait à boire, pas anxieux pour un sous. Malgré la panique qui l’habitait, elle prit sur elle de ne rien lui en montrer et lui lança un regard assassin, qui semblait lui conseiller de ne pas la toucher. Du style « essaye seulement de me toucher… Tu verras ce que tu verras ! » Ou, du style « si tu m’touches, j’te bouffe ». Mais loin d’être effrayé, ou même d’en rire, il fit semblant de rien et alla s’installer dans le fauteuil faisant face au sien.

- Il serait peut-être même judicieux de vous faire apprécier la... qualité... des produits que vous avez gaspillé. Cela vous... détendrait.

Hein ? Quoi ? Oubliant sa volonté de lui faire peur, elle sentit son visage se défaire. Non. Pas ça. Il ne pouvait pas sérieusement parler de… la droguer… Les poils blonds de ses bras se hérissèrent, comme un frisson d’effroi la parcourait de part en part. Pas ça. La drogue… avait ruiné sa vie. Même si d’une certaine manière, elle lui devait d’être née, Mary avait grandi avec une mère camée, qui se prostituait pour sa dose. Elle l’avait vue dépérir à petit feu… Pour rien au monde, elle ne voulait essayer la Snow. Elle ne voulait pas prendre le risque de… tomber à son tour dans la dépendance. Anxieuse, elle jeta un coup d’œil au gorille qui l’avait escortée dans ce salon, comme pour s’assurer qu’il ne sortait pas une aiguille ou une dose, de sa poche. Ses doigts à elle se crispaient sur les accoudoirs du fauteuil de luxe. Reportant son attention sur le mafieux, elle inspira profondément. « Écoutez, je… Je vous promets que je ne jetterai plus jamais de drogue, ni dans les toilettes, ni ailleurs, je… Vous vouliez me faire peur… C’est réussi. Ramenez-moi chez moi et je… Je vous le promets, je ne ferai plus rien pour compliquer vos affaires… »
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