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 It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]

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Admin Martyr

Date d'inscription : 18/12/2015


MessageSujet: It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]   Sam 6 Fév - 0:20

I would probably be Jabba the Hutt’s brother if I wasn’t required to stay in shape for these films.


TOC TOC TOC

Qui est là? C'est la p'tite Charlooooooooootte... J'ai besoin d'un couteau, pour cuire mon gateau... J'en ai pas, j'en ai pas, débrouille toi comme ça. Pourquoi je suis en train de chantonner c'te fichue comptine? Bah, tout simplement parce que j'ai frappé à la porte et que ça a fait "toc toc toc"... Franchement. Qui n'a jamais fait "toc toc toc" et se mettre à chanter la Petite Charlotte? Et si on fait pas "toc toc toc", on frappe sur un air bien connu comme "papapa pam ... PAM PAM". Ouai, vous ne voyez pas, ni n'entendez, mais TOUT LE MONDE LE FAIT, OK? Z'avez qu'à me prendre au mot. Donc je frappe à la grande porte. J'ai hésité, j'avoue, avant de venir là pour frapper. En fait, j'ai attendu l'heure. Vous savez, juste quand les magasins ferment, quand il est trop tard pour retourner acheter le truc qui vous manque. Heureusement qu'ici, en Suède, les magasins ferment à une heure correcte. Aux Etats-Unis, on ne peut même pas trouver ce genre d'excuse, parce qu'il y a des magasins qui fonctionne 24/7, à prononcer Twenty Four Seven, ça fait plus classe. Bref, ça fonctionne toute la nuit. Et je parle pas des chinois, hein, j'veux dire des grands supermarchés! Donc là, l'heure est relativement tardive, mais pas trop, juste assez pour ne plus pouvoir aller au magasin. Han, j'suis con, y'a une sonnette. J'appuie sur la sonnette.

DIIIIIING DOOOOOOONG

J'attends encore, surement qu'il n'a pas entendu mes coups à sa porte. D'abord, vous allez me demander OU donc je suis. J'vais vous le dire. Chez mon voisin. Attention, pas n'importe quel voisin. BENEDICT MILLS! Lui-même. Déjà, si j'ai aménagé dans le coin, c'était pour me rapprocher de lui. Ok, j'lui ai jamais dit. Mais il est pas sensé savoir tout ce que j'ai fait pour le foutre dans mon lit. Et j'vous promets que j'vais y arriver. Il faut juste un peu plus de patience. Mais je suis résistant, comme le homard. J'suis coriace. Bref, je sonne chez lui. Excuse bidon de "j'ai pas de farine pour mon gâteau"... Nan, faut pas que je dise "gâteau", ça fait trop mémé. Hmm... Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui demander? Du riz pour faire des sushis? Du sucre pour faire des cookies? Du miel pour faire des crêpes? Des steaks pour faire un barbecue? Bon sang, Tyko, pourquoi t'as eu la subite envie de venir foutre la merde, encore une fois...

J'dois vous avouer que j'ai pas eu mon compte de Benedict ces dernières semaines. Ca a commencé le jour où je l'ai pris en stop. C'était un moment magique. J'AI TOUCHE SA MAIN, P*TAIN! Bref, pendant une bonne demi-heure, il me parlait à moi. Et uniquement à moi. J'étais aux anges. Je l'ai invité pour Noël ensuite, à le passer à l'hôpital, se marrer et offrir quelques cadeaux aux enfants cloitrés dans leur lit. Il est venu, ouep... Mais pas assez. J'ai à peine pu lui parler. Du coup, ça m'a frustré, ça m'a fait littéralement chié! J'ai pas eu ma dose suffisante de Benedict dans le mois. Alors j'ai pas résisté, j'suis là, devant sa porte à me demander quelle excuse bidon j'vais bien pouvoir lui trouver. Farine, Riz, P'tits Pois, Sucre? Viiiiite, j'entends les pas derrière la porte. Ah oui, faut pas oublier de faire semblant de ne pas avoir fait attention que c'était LUI qui habitait à côté de moi! Faut être tout innocent. J'aime pas mentir, c'est vrai, mais pour Benedict, j'suis prêt à faire n'importe quoi. La porte finit par s'ouvrir.

- Bons... Oooh... Vous habitez là? Feignant la surprise totale. Je sais, j'le fais bien le type surpris. Oh, pardon, j'habite juste à côté et euh... J'indique ma maison, JUSTE A CÔTE DE LA SIENNE! Je n'ai plus de pommes de terre... Je... Je prépare un Köttbullar et... Je me suis aperçu qu'il me manquait les pommes de terre... Je crois que les magasins sont fermés à cette heure-ci. Est-ce que... vous pourriez me dépanner? Sourire de la mort qui tue du pâté (oooh, un joli accent circonflexe). Benedict, c'est bien ça?

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○ “Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
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MessageSujet: Re: It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]   Sam 6 Fév - 19:54




J'me sens assez bizarre ces derniers temps...

J'sais pas ce qui s'passe dans ma tête mais, cette nouvelle année me donne l'impression qu'elle va être pleine de changement de nouveau truc. J'sais pas, une espèce d'intuition mal placée probablement. Faut dire qu'après avoir fêter Noël avec Justin et Iggy, le passage rapide à l'hôpital, ensuite avec Jonna et Elias le 26, j'ai pas eu des masses de temps pour moi même. Pas que ce soit un mal mais, faut dire que la solitude m'a manqué. Peut-être pour ça que depuis quelques semaines, j'sors plus. À part évidemment le travail, je ne vais pas laisser mes petits élèves chéris de côté, ça non !

C'est fou ce que le temps passe, à peine le temps d'me remettre de mes émotions qu'on est déjà en Février. Le pire, c'est que je m'en suis rendu compte seulement ce matin. J'devais vraiment être dans un état second pour pas tilter avant... Surtout en tant qu'enseignant. Enfin bon, je ne vais pas me plaindre hein. C'est tant mieux pour moi parce qu'il faut dire que le mois de Février, c'est un mois que j'aime autant que je déteste. Je ne sais pas... C'est peut-être, voire très certainement, à cause de la St-Valentin.

Ah, la St-Valentin...

J'aime cette période parce que gosse, c'était à ce moment que tous les petits camarades me faisaient leur déclaration d'amour. Enfin, tous... J'exagère. M'enfin, c'était chouette de voir toute ces bouilles emplies d'amour. Le truc, c'est que ça n'a jamais été réciproque donc faut dire que du coup, c'était aussi la période des pleurs. Et ça, j'aime moins. Je suis peut-être nul pour comprendre les ressentis des autres mais la tristesse, ça je sais la voir. Le pire pour moi, c'est que les gens qui pleurent sont absolument magnifique... Comment tu veux expliquer aux gens que lorsqu'ils sont tristes, tu les trouves beaux ? C'est pas possible, nan, vraiment pas possible.

Faut dire que le monde dans lequel on vit s'attend à certaine norme que, visiblement, me passe au dessus de la tête... Rien pour m'aider dans ce tumulte qu'est l'enfance. Donc voilà, chaque mois de Février depuis je ne peux m'empêcher de me rappeler de ces moments magnifiques en éprouvant une sorte de honte pour mes ressentis d'alors. Faut dire aussi que je me rappelle de toutes les déclarations, de toutes les personnes. C'est peut-être pour leur faire honneur, j'sais pas, peut-être aussi pour m'excuser aussi mais tout est-il que j'ai toujours une pensée pour eux. Parfois même, j'me demande ce qu'ils deviennent depuis le temps, et puis, la plus part du temps, je m'en fiche.

Si non, j'crois qu'un truc qui me perturbe aussi dans ma vie, c'est cette putain de rencontre avec ce mec... Tyko Ellstrom. J'me suis posé la question après notre rencontre, pourquoi est ce qu'il m'a mis aussi mal à l'aise. Malheureusement j'ai pas eu vraiment de réponse à cette question. J'ai essayé de comprendre, parce que jamais cela ne m'était arriver par le passer mais non, rien n'y fait. Donc, après quelques jours, j'ai laissé tomber et puis, il m'a contacté pour l'hôpital. Sur le moment, j'avais un peu oublié mais, voilà c'était une bonne idée et puis, j'avais envie de le revoir aussi, peut-être pour voir si c'était qu'une fois qu'il m'avait fait cette impression.

Le truc, c'est que... non. À l'hôpital quand je l'ai vu pour la seconde fois, ça m'a fait vraiment bizarre. Genre mon coeur quoi ! Il a commencé à battre bizarrement, sans logique. Et le pire je crois, c'était le désagréable picotement que j'ai ressenti au niveau des lèvres... Pfouah, rien que d'y penser j'ai des sueur froide ! Bref, pas besoin de faire un dessin pour comprendre que j'ai tout fait pour le fuir le plus possible. Le pauvre à pas dû comprendre grand chose, en même temps, il était plus qu'occupé aussi de son côté. Ah... Son sourire... Il y a quelque chose qui cloche et je ne peux pas ne pas y penser et cela me prend une énergie folle !

Heureusement que la sonnerie retentit dans l'entrée !

Voilà de quoi me changer les idées. Cela doit être Jonna qui a oublié quelque chose avant d'aller au travail. Et, pour changer elle n'a pas pris les clef avec. Ah, heureusement que je suis un mec sympa ! J'me retourne vers Elias et je lui demande d'aller ouvrir la porte. Après tout à cette heure, j'vois pas qui d'autre cela pourrait être et puis, elle est partie il y a à peine quelques minutes. Je suis sans bruit la tempête d'énergie qu'est Elias. Ah, ce gosse m’épatera toujours ! Dur d'imaginer qu'on était pareille à une époque ! Je souris devant son enthousiasme quand il ouvre grand la porte. Par contre, malheureusement pour moi, sur ce coup, mon sourire s'évapore très rapidement pour laisser place à un air mi-surpris, mi-horrifié.

Ni une, ni deux, je m'empresse de recomposer un visage chaleureux à l'homme qui se tient devant notre porte. Je ne m'y attendais pas du tout. Que diable fait-il ici ? Je prends une grande respiration et m'approche de la porte en mettant mes mais sur les épaules d'Elias. Tyko, l'homme étrange comme j'aime à l'appeler, se trouve en face de moi à mon plus grand désarrois. Heureusement, ce sentiment semble être partagé par lui et il me demande si j'habite ici.

Et bien... Il semblerait bien que oui.

Je tente de garder un sourire bienveillant de tout mon être mais l'exercice est bien plus difficile qu'il n'y paraît. Oh que j'aimerais qu'il s'en aille, lui et sa manie de me mettre mal à l'aise ! Quand il m'indique sa maison, je ne peux m'empêcher de pousser une exclamation bien audible. Lui ? Mon voisin ? Avant même de réfléchir à une manière subtile de parler, j'ouvre ma bouche et m'exclame sans la moindre classe.

Mais ! Depuis combien de temps ?

Parmi toutes les choses, il semblerait que cette information soit la plus importante qui soit. Même moi, je suis surpris pas la brusquerie de mes propos. D'un autre sens, c'est compréhensible. Comment ne puis-je ne pas connaître mon voisin direct ? Qu'il n'aie jamais été un ami, cela peut être compréhensible mais, ce qui l'est moins c'est que je ne l'ai jamais vu jusqu'à notre rencontre. Es-il un agent secret ou bien ? Je prends une grande respiration et me recompose une face souriante. Ouais, celle qui me réussit tellement.

Des patates ? Bah oui, je dois en avoir, tu crois qu'on en a Elias ?

J'me penche vers le môme et le prend dans mes bras. C'est pas souvent qu'il est silencieux et tellement même que j'crois que Tyko ne l'a même pas vu. Il me tire la langue et me réplique que des patates, on en à des centaines à la cave. Bouh, qu'il est intelligent ce petit amour ! Je lui fait un groos bisous sur la joue et le repose par terre en le remerciant. Aussi étrange que ce soit, il se cache assez rapidement derrière ma jambe et c'est à ce moment là que j'me dit que je devais peut-être les " présenter ".

Voilà Elias !

Combien est-ce qu'il vous en faudrait ? Des patates.


Je relève mon regard vers Mr. Ellstrom. Brrr, ses yeux me font un truc bizarre. J'aime tellement pas ça.

Tout juste Auguste ! Et vous, Tyko Ellstrom...

Allez, qu'il parte... Viiite !

Un petit café cela vous tente ?

Sérieux ? Je suis complètement malade moi !

J'ai même fait un gâteau.

Mais... MAIS JE SUIS CON !! Il est trop bon ce gâteau pour être donné à un homme que je suis censé ne pas vouloir voir !!! ... Je ne comprends rien.


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MessageSujet: Re: It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]   Sam 6 Fév - 22:21

Maintenant que notre cher narrateur commun en parle de la Saint Valentin. J'avoue que moi, j'y ai même pas pensé. Pour la simple et bonne raison que j'ai jamais eu de personne suffisamment chère à mon coeur pour y penser. La seule et unique personne à qui j'aimerais terriblement faire plaisir, elle se trouve derrière la porte. Mais manque de pot, elle m'a jetté aux orties comme on oublie une vieille chaussette sous un vieux lit. Et pendant toutes ses années, j'y ai jamais pensé. Mon épouse, celle que j'ai lachement abandonné à New York me l'a répété maintes et maintes fois. "La Saint Valentin, c'est la fête des amoureux, alors pourquoi tu oublies toujours? Tu ne m'aimes pas?" Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça? Je disais "mais si, je t'aime", alors que dans ma tête, c'était "non, je préfère quelqu'un d'autre". Mais quand même, j'avais un peu de décence. J'pouvais pas lui faire honte comme ça. Du coup, pendant 40 ans, j'ai attendu. Et comme, de ce fait, j'ai pas du tout l'habitude de cette fête - que je trouve quand même vachement marketing bling bling -, j'y pense pas. Mais alors pas du tout quand je frappe chez lui. Donc reprenons le court de la conversation. Je sonne. Ding Dong. J'attends. Je frustre. On ouvre la porte et je vois Benedict. C'est pas Benedict qui ouvre la porte. C'est un mioche, mais j'suis tellement pris dans l'envie de le voir que malgré le fait qu'il soit à l'autre bout du couloir-entrée, je ne salue que lui, feignant la plus pure des surprises alors que... pas du tout en fait. J'explique ma présence. Parce que oui, sinon ça fait le pervers absolu qui le suit partout, limite psychopathe. Depuis combien de temps? Depuis combien de temps que quoi? Aaaaah, que j'habite là? Pourquoi il pose c'te question? En plus, ça n'a pas l'air de lui plaire. Bah, peut-être qu'il pense que j'ai fait exprès de sonner chez lui. C'est vrai que la dernière fois, alors que je l'avais pris en stop, il n'était pas très très bien à la fin du trajet. Bah. Répondons-lui, c'est mieux. Je hausse les épaules, mimant quelqu'un qui réfléchit, qui racle ses souvenirs.

- Oh, bah... Poooouh, depuis... l'année dernière... La date exacte, je m'en souviens plus. Tu parles, j'pourrais même donner l'heure exacte, à la seconde près. En début d'année, je crois bien... Ca doit faire un an, maintenant que j'y pense... Je ne dépareille pas de mon sourire. Et maintenant que j'y repense. C'est simple, c'est à la mort de Madame Karlsson. L'ancienne propriétaire. La maison venait juste d'être mise en vente.

Et c'est là que j'explique alors le pourquoi de ma venue. Les patates, pour un bon Köttbullar. J'ai pas voulu faire vieillot en disait du "beurre", du "sucre", de la "farine", parce que c'est pour faire des gateaux et je ne suis pas de ce genre-là. Moi, je suis plus du genre gastronomique. Le Köttbullar, ça tient au corps, c'est long à préparer, et une fois qu'on a commencé, on ne peut plus arrêter la recette. Alors qu'un gateau, à la limite, ça peut se reporter au lendemain. Mais je ne voulais aucune excuse pour me barrer aussi sec. Là, il est obligé de voir que j'ai pas le choix. Fallait que je demande. Même si je dois avoir bien 10kg de patate dans mon cellier, ça, il n'est pas obligé de le savoir. Et il ne le saura jamais héhéhé. Il parle à Elias. Enfin, le gamin. Visiblement, vu qu'il n'y a que lui et que Benedict ne s'appelle pas Elias. Je continue de sourire, au gamin aussi. Des centaines à la cave? Bingo, je le tiens! Je souris encore plus, feignant l'amusement face à la réponse de l'enfant. MON Benedict repose le fameux Elias et ce dernier se cache dans les jambes de MON homme, comme si c'était son père. J'avale assez difficilement ma salive. Je sais que c'est pas le sien, parce que... ah non, je sais pas... J'espère... Pitié, non... Brr, j'ai froid dans le dos. Bah non, banane, c'est pas le sien, réfléchis un peu... Ah oui, c'est vrai. Quand Benedict me le présente. Je lève la main, salut indien. Hugh!

- Salut bonhomme!

J'aime pourtant pas les gamins. Bon, ok, j'aime les miens, qui font ma fierté, je dois le reconnaître. Mais j'aime pas les gamins. Après, s'il s'agit de mes patients, c'est différent. Mais j'aime pas les gamins. Pourtant, je fais tout pour que cela ne transparaisse pas sur mon visage. Je n'ai qu'à imaginer que c'est un de mes patients et puis c'est tout. Je suis sorti de mes pensées par Benedict. Aaaah, si je pouvais l'attraper et le serrer dans mes bras. J'attends depuis trop longtemps pour... TYKO, REVEILLE-TOI! IL T'A DEMANDE COMBIEN, LE MONSIEUR!

- Euh... 800g, d'après la recette. Mais j'en rajoute toujours un peu, pour... si des gens... passent à la maison... Donc un kilo, je pense que ça devrait faire l'affaire. Si c'est pas trop pour vous.
- Et vous, Tyko Ellstrom...
- Juste... Tyko, ça suffira.
- Un petit café cela vous tente ?
- Aaah, volontiers.
HAAAAAAAALLELUYAAAAAAAAA, HAAAAAAAALLELUYAAAAAAAAA, Halleluyahalleluya, HaaaAAAAAaaalleluuuUUUUuuuyaaaAAAAa. J'opine du chef. Comme si j'allais louper cette occasion pour être avec lui. Ok, y'a le gamin, mais c'est pas grave. Il faut savoir faire avec. Donc tant mieux. Il ajoute, à voix bien plus basse, mais j'entends quand même, qu'il a fait un gateau. Il semble un peu... honteux? de l'avoir fait. Je trouve ça trop mignon en fait. Je ne dis rien pour ne pas le vexer ou montrer mon bien trop grand intérêt en réalité, mais je ne fais que hocher la tête toujours, sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]   Lun 16 Mai - 20:36




Ainsi il ne sait pas depuis quand il est là. Ou bien si. En tout cas il à l'air de beaucoup y réfléchir. Peut-être un peu trop pour que ce soit sincère. Bah, en même temps, j'ferais mieux de me taire et d'attendre sa réponse. Je réfléchis trop, beaucoup trop quand il est là. Mais j'y peux rien, y a quelque chose de fascinant à propos de lui que j'arrive pas à comprendre. P'têtre ses yeux bleus ? Ah, voilà la réponse. Enfin ! Donc une année qu'il est là, depuis la mort de Madame Karl... Karlsson ? Et bien, faut pas que je m'étonne de ne l'avoir jamais remarquer mon voisin... J'savais même pas qu'elle était morte la petite dame...

Je dois passer beaucoup trop de temps à travailler... Beaucoup trop de temps dans mes livres aussi. À force, j'remarque plus rien. On a beau savoir que l'on vient d'une autre planète, se ramasser une baffe pareille, ça remet les pendules à l'heure. J'en suis presque désolé, enfin non, j'en suis vraiment désolé. Pour moi, pour ma Folie aussi. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas senti si seul.

Du coup, je réponds rien. J'ai rien à dire, j'vais pas faire mine de savoir qu'elle était morte la petite vieille. Je ne serais même pas crédible. J'me souviens d'elle... De ses cheveux remontés en un chignon élégant. Elle avait un charmant sourire, j'crois qu'elle m'aimait bien. Moi aussi d'ailleurs, je l'aimais bien. J'me sens bien nul de ne pas avoir été la revoir, de l'avoir oublié. La vie continue, un jour aussi je vais mourir. Et oui, purée... J'ai probablement passé la moitié de ma vie.

L'enthousiasme du voisin est plaisant. Il me permet de penser à autre chose que ma connerie, mon étourderie persistante. Alors, parce que la tristesse ne me va pas, je souris. Encore une fois. Tout doucement, je m'écarte de la porte et laisse entré l'inconnu qui ne l'est plus. Pour la première fois, je le regarde dans son entier. Lui, l'homme qui me rend mal à l'aise sans que je comprenne pour quoi.

Il est différent.

C'est un fait, une évidence même pour moi. Une évidence qui aura attendu ce jour, cet instant pour apparaître devant mes yeux. Voilà peut-être la raison pour laquelle je ne sais pas comment agir, comment être, avec lui. En quoi, sa différence peut-elle être si dure pour moi ? Il n'y a rien, dans sa manière d'être qui semble dangereux.

Qu'importe, il faut que j'arrête de me perdre dans le fil de mes pensées. Peut-être est-ce le moment pour moi de vivre au lieu de rêver ma vie. Avoir quelqu'un dans ma vie, peut-être que finalement, j'en ai envie.

Je prends une grosse respiration et m'en vais au devant de Tyko afin de lui montrer le chemin. Sans l'ombre d'une hésitation, je l'amène dans le petit salon. Qui n'est pas si petit que cela mais, en comparaison de l'autre, il l'est. La vue depuis cette endroit est juste incroyable, la baie vitrée permet de voir la nature, les arbres et les oiseaux. Quoi qu'ils ne soient pas encore trop nombreux, le printemps n'étant pas encore arrivé.

Voilà, je vous laisse seulement vous installer. J'arrive dans un instant.

Je m'en vais en sifflotant vers la cuisine. Le petit Elias semble être fatigué et je lui propose d'aller s'installer dans la chambre devant un dessin animé. Ouais, je ne suis pas pour ce genre de chose mais bon, une fois de temps à autre, ça ne fait pas de mal. Surtout que j'ai envie d'être tranquille avec ce cher voisin. Pourquoi ? Je ne sais pas, j'me sens juste l'envie de lui parler.

Lorsque je reviens au salon, je pose le plateau sur la table basse. Je lui tends un café et met du sucre et du lait dans mon thé. J'adore le café mais, une fois n'est pas coutume, j'ai envie de thé. P'têtre que je suis enceint ? Divine conception ? Oh, je suis bien grave, peut importe. Je commence à rire tout seul, comme d'habitude et comme je me devrais de le faire, je m'adresse à Tyko.

Alors... De quoi sommes-nous supposé parler ?

Je souris, l'observe sans m'en cacher. Après tout, il m'intrigue, c'est vrai. Il est différent. Trop différent... Alors, sans attendre sa réponse et mue d'une envie étrange, je continue.

Peut-être pourrions-nous parler de l'effet étrange que votre présence me fait ?

Le silence se prolonge et j'attends sans le quitter du regard. Je ne sais pas ce que j'attends comme réponse, je ne sais pas si j'attends même une réponde. Après tout, il n'y a pas de bonne réponde, il n'en existe même pas.

Peut-être lui ai-je fait peur, qu'importe. Ma Folie ne connait pas la demi-mesure.

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MessageSujet: Re: It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]   Mer 18 Mai - 13:49

Je touche le SacroSaint temple de Benedict en entrant chez lui. Bon sang, je pensais sincèrement que j'avais une grande maison, mais celle-là, elle est monstrueusement énorme. Ca ne se voit pas forcément de dehors, mais une fois dedans, la vache, c'est super grand. Du coup, tout du long du trajet vers... un endroit qu'il a désigné, je retiens mon sourire béat. J'ai pas envie de le faire fuir, maintenant que j'arrive à l'approcher... un peu trop. Ah, si je pouvais... Non, non, non, Tyko, encore un petit peu. Il m'invite alors à patienter dans un salon qui doit bien faire la taille de ma salle à manger. Je m'assois sur un des canapés. Je peux patienter, y'a pas de soucis. J'ai patienté pendant 40 ans, alors ouai, j'peux bien patienter 2 minutes de plus. C'est d'ailleurs à ce moment, alors que je me retrouve tout seul que je me dis que ça va beaucoup trop vite. Mais en même temps, j'ai pas envie d'attendre plus longtemps. Benedict a trop envahi mon esprit pour que je m'arrête maintenant. En tout cas, il ne tarde pas à revenir. Le gamin qui a ouvert la porte semble avoir disparu.

Alors... De quoi sommes-nous supposé parler ?

Oh, bah, on peut parler de plein de choses, hein... Du beau temps, de son boulot, de mon boulot, de comment je veux le mettre dans mon lit, non, non, non, ne pas parler de ça, je vais le faire fuir, comme je l'ai fait fuir il y a de cela si longtemps. Non, il ne vaut mieux pas. Il faut que je trouve le moyen de l'aborder tout en douceur. Tout en douceur. Je garde mes yeux sur lui. Ca fait des années que je contemple son dos, son ombre, alors je ne vais pas me priver de fixer son visage souriant. Mais c'est lui qui reprend la parole.

Peut-être pourrions-nous parler de l'effet étrange que votre présence me fait ?

Je rougis, de gêne timide. Ca ne me ressemble pas pourtant. Je baisse les yeux sur le plateau qu'il vient d'apporter. J'ai un effet étrange sur lui. Entendre ses mots me font tellement plaisir. Parce que ça vient de lui, parce qu'il souriait quand il a dit ça, parce que j'attends ça depuis longtemps. J'ai un effet étrange sur lui. Ca soulage tellement... Toutes ces années à attendre son attention. Toutes ces années à le vouloir. Ca me fait tellement du bien oui. Alors moi aussi, je souris, attrapant une tasse de café. Je trempe mes lèvres dedans. Pas besoin de sucre ou de lait. Noir, c'est meilleur. Ca réveille et ça me tient alerte, surtout à l'hôpital. Pour passer cette drole de timidité, je hausse les épaules.

- Et encore, vous n'êtes pas encore passé entre mes mains... Là, je sais que je fais de l'effet. Je me rends compte du double sens et me reprends vite fait. A l'hôpital, je veux dire, si vous étiez blessé, ou malade. CHANGEONS DE SUJET TOUT DE SUITE! Comment vont vos étudiants? C'est bête comme question, bon sang! J'espère qu'ils ne vous soudoient pas. C'est vrai ce qu'on dit? Les professeurs ont des yeux derrière la tête pour vérifier qu'il ne se passe rien quand vous avez le dos tourné?

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MessageSujet: Re: It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]   Mar 31 Mai - 16:35





Il semble gêner. Ouais, j'ai du aller un peu trop loin avec ma question. L'espace d'un instant, je regrette ma question. L'espace d'un instant, j'ai envie de m'excuser et de poser une autre question. Ses yeux se baissent sur la table et ses joues rougies me mettent mal à l'aise. Je sais que j'ai parfois cet effet mais je n'aime pas cela. Alors je veux m'excuser mais je ne peux pas, parce qu'il sourit. J'peux pas m'excuser de le faire sourire, il comprendrait rien du tout. Et moi, j'comprends rien non plus. Vraiment, je suis largué alors j'attends.

Peut-être que l'attente n'a duré que quelques secondes. Le temps est tellement relatif dans ce genre de situation. Dès qu'il a bu un peu de son café, il hausse des épaules, comme pour se débarrasser de la tension dans la pièce et me répond. Alors, tout attentif et curieux de la réponse, je me tais et je l'écoute. Que pourrait-il bien me dire ?

Ce qu'il me dit n'est pas passé dans l'oreille d'un sourd et mon haussement de sourcil est si spontané que je suis doublement surpris. Pourtant, avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, il reprend la parole. La suite semble si mal formulée, si inappropriée que je peine à en comprendre le sens. Quel effet pense-t-il qu'il pourrait me faire s'il devait s'occuper de moi à l’hôpital ? Oh.. Que j'aurais voulu ne pas comprendre son insinuation. D'habitude je suis tellement à l'ouest que tout ce qui concerne de près ou de loin le " sexe ", je ne comprends pas. Malheureusement, cette phrase est tellement utilisé au cinéma...

Je déglutis. Je me sens mal.

Fort heureusement, il choisi de changer de sujet et me demande comment vont mes étudiants. Cependant, il me demande aussi s'ils ne me soudoient pas. Quelle drôle de question. S'en suit une dernière, beaucoup plus légère qui me remet plus à l'aise. Je m'enfonce dans mon canapé, bois une gorgée de mon thé et réfléchit à la manière de répondre.

Mes étudiants vont bien... Enfin, aussi bien qu'on peut aller avant des examens...

Ah... Les pauvres... J'aimerais pas être à leur place... Je suis bien content d'avoir fini tout ça.

Oh non, personne ne me soudoie. Bon... Il faut dire que je suis une personne étrange aussi. Je fuis tout contacte physique.

Je m'arrête soudainement. Pourquoi est-ce que je suis en train de lui parler de ça ? Pourquoi est-ce que je m'explique ? Jamais je n'en ai parlé à qui que ce soit... Surtout pas à un inconnu. Une manière de me protéger peut-être ? Je ne sais pas. Je ne sais pas mais je n'ai pas envie d'en dire plus.

Eh oui, on a tendance à savoir ce qui se passe dans la classe sans même la regarder... Une question d'habitude peut-être ? Je sais pas... Mais c'est très pratique !

Je le regarde, il me regarde. Drôle de situation.

Et vous ? Le travail se passe bien ? Oh, et votre plat de ce soir, vous avez du monde à la maison ? Il ne faudrait pas que vous soyez en retard non plus !

Je le quitte du regard pour observer dehors. La nature est si magnifique, elle a tendance à m’apaiser.


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En quoi est-il si différent ?
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MessageSujet: Re: It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]   Mer 1 Juin - 12:13

Quel imbécile j'ai été! Pourquoi j'ai dit ça moi? Ooooh, Tyko, tu es à frapper avec des orties! Tellement tu as été nul! C'est malin, tu vas le faire fuir une fois de plus! Oh, comme je m'en veux, comme je m'en veux. Non, non, non, réfléchis Tyko! Il ne peut pas te fuir! Tu es ici, CHEZ LUI! Au pire, il peut te demander de partir. Oui, mais alors là, il s'arrangera pour ne plus te revoir et là, il comprendra que tu le suis depuis si longtemps. Oh, comme j'ai envie de l'attraper dans mes bras. Non, non, non, Tyko, tu n'as pas le droit. Il faut simplement que tu changes de sujet et que tu oublies ta bourde. Oui, donc parlons de... Et le premier truc qui me passe par la tête, ce sont ses étudiants. Il dit alors que ses étudiants vont bien, qu'il est une personne étrange et qu'il n'aime pas le contact physique. Cela, je le savais depuis longtemps, mais je hoche la tête doucement. Ce n'est pas ça, moi, qui va me faire peur, bien au contraire, je prends ça comme un challenge! Héhéhé! Et puis, s'il connaissait le nombre de personne BIEN plus étranges que lui que j'ai rencontré dans ma vie. Il est vrai que les examens approchent et qui dit examens dit, pour moi, rapport de stage à noter. Ca j'aime pas trop, car l'avenir d'un étudiant tient en une petite note. Il y aura des recalés, ça c'est certain, mais il y aura également des futurs excellents médecins qui ont démarré difficilement. C'est le cas de Rebeckah. Je suis certain, persuadé et convaincu que la médecine, c'est SA vocation. Elle est faite pour ce travail, elle est faite pour tenir le stress, le fourmillement. C'est la meilleure deuxième année que j'ai eu jusqu'ici et... Arrête de penser boulot, pense Benedict pour une fois. Je souris à ma propre connerie. Je pense toujours à Benedict. Ce dernier est en train de me regarder, puis tourne la tête vers le dehors. Il a dit quoi juste avant? Ah oui! Ce soir. Le Köttbullar.

- Oh, non, ne vous inquiétez pas... Je cuisinais pour moi-même. Je... Je me racle un peu la gorge. Je mange tout seul, ce soir... Oh, mais si vous voulez, je peux vous faire goutter. Je vais peut-être un peu trop loin, là. Revenons sur mon boulot. Et bien, toutes les Urgences vont bien, tournent à plein régime, malheureusement. Pas plus tard que ce matin, nous avons eu le cas d'une petite dame bien étrange, comme vous dites si bien, elle était phobique des espaces clos, impossible de la sédater et devait passer un IRM, c'est une grosse boite de métal où on vous entrave pour ne pas que vous bougiez. Ca a pris deux fois plus de temps, mais avec un peu de réconfort et de paroles, nous avons pu lui faire passer des examens. Je continue à l'observer, même si lui, ne me regarde pas. Je soupire, j'aimerais vraiment le prendre dans mes bras, mais je sais que pour le moment, nous en sommes au stade de la "rencontre" et je dois tout faire pour ne pas l'effrayer. Peut-être que si je l'intéressais plus? N'est-ce pas cela qui m'a prdu alors que nous étions adolescents? Je n'étais personne et lui était quelqu'un. Maintenant que je suis quelqu'un, peut-être aurais-je plus de chance. Le service tourne bien en tout cas. J'ai même donné ma candidature pour passer chef de service. J'aurai la réponse la semaine prochaine. Le Docteur Reiden est aussi postulant, mais il fait moins d'heures sup' que moi. Je souris. Ouai, généralement ce genre de poste s'obtient grace aux heures supplémentaires et au dévouement au service. Et ça, j'suis certain de l'avoir. Après Reiden est en Suède depuis un peu plus longtemps que moi, mais j'ai plus d'expérience aussi. J'ai toutes mes chances. Mais revenons sur un sujet qu'il maitrise, j'veux pas non plus l'accabler avec mon boulot. J'avoue ne pas avoir votre expérience en matière de notation, mais c'est très difficile pour moi de donner une note... globale, une seule qui plus est, pour juger d'un travail qui se fait sur toute une année. Surtout sur un stage aussi... vaste que les Urgences.

_________________
○ “Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
”  ○ ARAGON
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It's Rainning Men, Halleluya, it's rainning men! [Beneyko]

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